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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 18:26

Philippe Castay a signé une tribune dans la page "Débat et Opinion" de l'Eclair des Pyrénées (samedi 24 avril) et de la La République des Pyrénées (samedi 22 mai), pour tenter de convaincre les Béarnais "qu'ils doivent s'intéresser de plus près à la performance de leurs dessertes ferroviaires".

Directeur honoraire de la SNCF, Philippe Castay  s'est retiré dans sa maison familiale de Sus (près de Navarrenx). Aujourd'hui son engagement vise à accompagner le développement économique du Béarn, en particulier comme investisseur auprès d'Adour business angels, en tant qu'administrateur d'une banque coopérative...  Il est aussi membre du bureau de l'association LGV-Orthez-Oui où son expérience professionnelle, forte de plus de 30 ans de responsabilités dans le secteur de la mobilité, est un atout précieux.

Son attachement viscéral au Béarn  a donné à Philippe Castay l'envie de s'exprimer sur un thème qui lui tient particulièrement à coeur. Cette tribune nourrit la réflexion et ouvre le débat en cette période où notre province a une belle opportunité à saisir pour se développer.

DEBAT & OPINION : "LE BEARN DOIT PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE"
DEBAT & OPINION : "LE BEARN DOIT PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE"

DEBAT & OPINION

Sous la plume de ...

Philippe Castay

"Pau à mi-chemin de Paris et Madrid"

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"L'attractivité d'un territoire est très directement liée à la performance de ses infrastructures"

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DEBAT & OPINION : "LE BEARN DOIT PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE"

"Les projets de "RER" foisonnent  partout en France, l'idée a émergé aussi sur notre bassin de vie d'Orthez à Pau et Lourdes"  (avec LGV-Orthez-Oui)

Le Béarn doit prendre le train en marche

Nos vies actuelles sous contraintes font redécouvrir aux Français les conditions d’un vivre mieux. Les confinements successifs ont déclenché un exode de citadins se sentant agressés par des stress multiples, le moindre n’étant pas celui de contracter le virus. Ils veulent rejoindre des contrées plus paisibles et accueillantes. Certes, les politiques publiques continuent, pour combien de temps, de privilégier le développement des métropoles. Mais la demande est forte de prendre du champ, à condition de rester connectés. 

Le Béarn a des atouts à leur offrir. Avant tout un environnement de qualité, préservé de trop de bouchons quotidiens, des embarras des très grandes villes. Le coût raisonnable de l’immobilier en fait aussi un bon plan pour toute une famille. Mais le travail nécessite d’être connecté, de rester ouvert sur le monde. Or le déploiement de la fibre partout en Béarn permet d’y offrir « en même temps » bien vivre et télétravail de qualité. 

L’attractivité d´un territoire est très directement liée à la performance de ses infrastructures. Toutes les infrastructures : fibre et haut-débit, 5G, aéroports, autoroutes et... celles que nous oublions plus facilement ici, infrastructures ferroviaires. On sait combien Bordeaux s’est hissée en tête des métropoles qui ont la préférence des français grâce à sa liaison TGV avec Paris. Les trains du quotidien font aussi partie de la vie des étudiants et des actifs. 

Qu’en est-il en Béarn ? Les projets de « RER » foisonnent partout en France, l’idée a émergé aussi sur notre bassin de vie d’Orthez à Pau et Lourdes. Il s’y prêterait facilement.
Pour les déplacements vers Paris, il n’est pas judicieux de s’en remettre exclusivement à une liaison aérienne dont apparaît aujourd’hui la fragilité. Il serait dangereux de « mettre tous nos œufs dans le même panier ». Le voyage en train en 4h20 reste trop long, même si le wifi permet de rendre ce temps utile. La grille horaire reste incomplète pour satisfaire certains professionnels. Elle privilégie la cible « privé loisirs » et ne couvre pas correctement l’amplitude d’une journée complète. Avec l’objectif de raccourcir le temps de voyage, la ligne nouvelle entre Bordeaux et Dax a vu son horizon de réalisation reporté au delà de 2035. Pourtant, le réseau à grande vitesse français poursuit discrètement son extension, de Montpellier à Perpignan, de Bordeaux à Toulouse, entre Lyon et l’Italie, de Marseille vers la Côte d’Azur. Les béarnais doivent faire entendre leur voix pour rester dans la course.

De belles perspectives s’ouvrent aussi au sud. Lors du récent sommet franco-espagnol de Montauban, les deux états se sont engagés à promouvoir les travaux en cours pour la connexion à travers les Pyrénées centrales. L’Espagne a déjà anticipé en inscrivant la mise aux standards européens du tronçon Huesca-Canfranc dans les objectifs à 3 ans de son plan de relance. Elle vient d’inaugurer une gare flambant neuve à Canfranc. La réouverture de Bedous-Canfranc, possible dès 2025, offrirait l’opportunité de replacer Pau sur un axe ferroviaire international. Pau se positionnerait ainsi « capitale » comme le souhaite son maire, François Bayrou. Elle serait vue davantage à mi-chemin de Paris et Madrid que comme au bout de la France.

Le monde d’après ne sera pas celui de l’immobilité ni du 100% télétravail. Le besoin et l’envie de se déplacer, de voyager sont durablement ancrés en nous. L’Europe a fixé l’objectif de neutralité carbone en 2050. Pour y contribuer, elle vient de lancer « 2021 année européenne du rail ». Dans ce contexte favorable, le lancement il y a quelques semaines d’une étude d’amélioration de la desserte ferroviaire de Pau, financée par l’Etat et la région Nouvelle-Aquitaine, vient à point nommé. C’est une opportunité majeure pour se replacer dans la cour des grands.

Philippe Castay

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commentaires

C
Monsieur Philippe CASTAY j'approuve votre article du 22/05/2021 dans la REP et j'y réponds par ce blog car les commentaires sur le site LGV-ORTHEZ-OUI ne sont plus possibles. Ce nom donné à votre association ne correspond pas exactement à votre article qui parle d'une ligne nouvelle Bordeaux/Dax plus réaliste vers 2037.

En effet le GPSO (le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest), projet à plus de 10 milliards d’euros priorise les travaux capacitaires qui amélioreront les déplacements du quotidien en  désaturant les nœuds ferroviaires de Bordeaux et de Toulouse (28 M€ sont déjà décidés), puis la LGV Bordeaux/Agen vers Toulouse (4,1 milliards d'Euros aussi décidés), et les dessertes Mont de Marsan, Orthez, Pau, Irun par une ligne nouvelle mixte voyageurs/fret (LNM). En vue d'un lancement des travaux en Aquitaine vers 2037, pensez à obtenir de vos candidats aux élections départementales, régionales et européennes, 2 réponses positives sur 2 questions :
1) Qu'elle date initierez-vous pour la création de la société de financement de cette LNM (à abonder par les collectivités, par l'Etat et par l'Europe) prévue par la loi LOM ?
2) Qu'elle date pour relier par un TER à grande vitesse les principales villes d'Aquitaine sur cette LNM qui serait souterraine de Mouguerre à Irun?

Pas de question par contre pour la Pau/Canfranc car le CPER 2021-2027 signé entre l'Etat et le CR-NA (très soucieux de ce projet) ne l'inclut pas dans les 1,6 Mds€ consacrés au "petites lignes".
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  • : Association (loi 1901) dont l'objet est la défense de la desserte ferroviaire Béarn – Bigorre par l’amélioration, aux normes LGV, de la ligne SNCF existante : Dax – Orthez – Pau – Tarbes
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LE POTENTIEL ECONOMIQUE DE LA GARE d'ORTHEZ : UN ATOUT A SAISIR !

LES FRICHES INDUSTRIELLES AUTOUR DE LA GARE d'ORTHEZ, SUR LES DEUX RIVES DU GAVE RELIEES PAR UNE PASSERELLE, REPRESENTENT UNE RESERVE FONCIERES EXCEPTIONNELLE.

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Ils  sont sur les mêmes rails. Ils défendent un projet fédérateur qui ne laisse personne sur le quai.

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